Un cockpit complet, pas un décor
Tout ce que l’on trouve dans l’avion se retrouve dans la cabine du simulateur : les deux sièges pilotes, les manches, les manettes de poussée, les écrans, le panneau du plafond et ses dizaines d’interrupteurs.
Rien n’est factice. Un interrupteur que l’on bascule déclenche la même réaction que dans l’avion. C’est une exigence des autorités : pour qu’un pilote puisse y passer ses contrôles, le simulateur doit se comporter comme l’appareil réel.

Devant vous : les écrans de pilotage
L’écran principal réunit l’horizon artificiel, la vitesse, l’altitude et le cap. C’est celui que vous regarderez le plus. À côté, un écran de navigation affiche la route et la météo.
Au centre, d’autres écrans surveillent les moteurs et les systèmes. Pendant une première séance, votre instructeur s’en occupe : vous n’avez pas à tout lire.

Sous vos mains : manche, manettes, palonniers
Trois commandes suffisent pour piloter. Le manche, ou le mini-manche sur Airbus, fait monter, descendre et incliner l’avion. Les manettes de poussée règlent la puissance des moteurs. Les palonniers, aux pieds, servent à garder l’axe au sol et à freiner.
Dans un simulateur sur vérins, ces commandes opposent la même résistance que dans l’avion. C’est ce qui manque aux installations fixes.
Sur Boeing, on ajoute une quatrième commande dont on se sert sans arrêt : le compensateur, une molette qui soulage l’effort dans le manche.

Au-dessus de vous : le panneau du plafond
C’est le panneau qui impressionne le plus. Il regroupe l’électricité, le carburant, la pressurisation, le dégivrage, les lumières. En vol normal, on y touche très peu.
Il fascine parce qu’il résume l’avion : chaque rangée correspond à un système. Dans les formules longues, l’instructeur peut vous montrer la mise en route complète, interrupteur après interrupteur.

Ce qui est simulé : tout le reste du monde
Le cockpit est réel, le monde autour est calculé. Un écran panoramique entoure la cabine et affiche la piste, les villes, le relief, les nuages, la pluie, la nuit.
Sous la cabine, six vérins reproduisent les accélérations. Nous expliquons leur fonctionnement dans notre article sur le simulateur de vol professionnel.

Ce que l’on voit par les fenêtres
Un cockpit, c’est aussi une vue. Dans le simulateur, l’image s’étend sur toute la largeur du pare-brise et jusque dans les fenêtres latérales. En virage, l’horizon bascule ; à l’atterrissage, la piste remonte vers vous.
L’instructeur choisit l’heure et la météo. Vous pouvez décoller au lever du soleil, traverser une couche de nuages, ou vous poser de nuit sur une piste balisée de lumières. Ces conditions changent complètement l’ambiance du poste de pilotage : de nuit, les instruments s’éclairent et le cockpit devient presque silencieux.
C’est souvent ce que les visiteurs photographient le plus, depuis le siège de l’accompagnateur.

S’asseoir à gauche ou à droite
Dans un avion de ligne, le commandant de bord est assis à gauche, le copilote à droite. Pendant votre séance, vous prenez le plus souvent le siège de gauche, et l’instructeur celui de droite.
Un accompagnateur peut s’installer derrière vous et assister à tout le vol. Chaque avion a son ambiance : nous présentons nos quatre cockpits sur la page nos simulateurs, et nous décrivons le vol lui-même dans piloter un Airbus A320 sans licence.
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La rédaction Dream Flight




