1. Un avion ne tombe pas quand un moteur s’arrête
Un avion de ligne est conçu pour décoller, voler et se poser avec un seul moteur. Les pilotes s’y entraînent en simulateur à chaque contrôle. Et sans aucun moteur, un avion ne tombe pas : il plane, sur des dizaines de kilomètres.
En simulateur, c’est l’un des premiers exercices que nous montrons : on coupe un moteur en plein décollage, et l’avion continue de monter. Le voir de ses yeux change souvent tout.
2. Les turbulences secouent, elles ne cassent rien
Les turbulences sont à l’avion ce que les pavés sont à la voiture : inconfortables, mais prévues. Les ailes sont faites pour fléchir. Ce que vous ressentez comme une chute est le plus souvent une variation de quelques mètres.
Nous y consacrons un article entier : pourquoi les turbulences ne mettent pas l’avion en danger.

3. Les bruits bizarres ont tous une explication
Le grondement juste après le décollage : le train d’atterrissage qui rentre. Le sifflement et les chocs sourds avant l’atterrissage : les volets qui sortent, puis le train. La baisse de régime quelques minutes après le décollage : les moteurs qui passent de la poussée de décollage à la poussée de montée.
Aucun de ces bruits n’annonce un problème. Ils font partie de chaque vol.
Dans le cockpit, ces bruits sont attendus et même vérifiés : un train qui ne ferait pas son bruit habituel attirerait l’attention de l’équipage bien avant celle des passagers.
4. Les pilotes s’entraînent aux pannes toute leur carrière
Un pilote de ligne retourne en simulateur plusieurs fois par an. On lui fait vivre des pannes moteur, des dépressurisations, des orages, des atterrissages sans visibilité. Ce qu’un passager ne verra probablement jamais, l’équipage l’a déjà répété des dizaines de fois.

5. Le décollage et l’atterrissage sont les moments les plus préparés
Ce sont les phases qui impressionnent le plus, et aussi celles où tout est le plus encadré : vitesses calculées à l’avance, annonces à voix haute, répartition précise des tâches. Rien n’y est improvisé.
Avant chaque décollage, les deux pilotes passent en revue ce qu’ils feront en cas de problème, à voix haute. Avant chaque atterrissage, ils préparent aussi la manœuvre qui leur permettrait de repartir. Ce n’est pas de l’inquiétude, c’est la méthode.
6. Il y a toujours un plan B
À chaque étape du vol, l’équipage sait ce qu’il fera si quelque chose ne se passe pas comme prévu : interrompre le décollage, remettre les gaz, se dérouter vers un autre aéroport. Une remise de gaz n’est pas un incident, c’est une procédure normale.
Si l’avion remonte brusquement alors que la piste était en vue, c’est exactement cela : l’équipage a préféré recommencer plutôt que de se poser dans de moins bonnes conditions. C’est un signe de prudence, pas de danger.
7. Comprendre ne suffit pas toujours : il faut le vivre
On peut tout savoir et avoir peur quand même. C’est pour cela que notre stage peur de l’avion ne s’arrête pas aux explications. Après un long échange avec un pilote, vous montez dans le simulateur, et vous prenez vous-même les commandes.
Vous ressentez un décollage en sachant exactement ce qui se passe. Les turbulences, vous ne les vivez que si vous le souhaitez. Le stage est individuel, et il a fait l’objet d’un reportage au journal de 20 heures de France 2, visible dans nos vidéos.

DREAM FLIGHTSIMULATOR · ROISSY-CDG
La rédaction Dream Flight


