Les turbulences sont la première source d’angoisse des voyageurs qui ont peur de l’avion. Pourtant, pour les pilotes, ce sont des phénomènes connus, prévus et sans danger pour l’appareil. Comprendre ce qui se passe change complètement la façon de les vivre.
D’où viennent les turbulences ?
L’air n’est pas immobile : il circule, monte, descend, change de vitesse. Quand l’avion traverse ces mouvements, il est légèrement secoué, comme un bateau sur des vagues. Les causes les plus fréquentes :
- l’air chaud qui monte au-dessus du sol ou dans les nuages par beau temps ;
- le relief, qui fait onduler le vent comme une rivière sur des rochers ;
- les courants-jets, ces « autoroutes » de vent rapide en altitude, dont les bords sont parfois agités ;
- le sillage d’un autre avion, que les contrôleurs aériens gèrent en espaçant les appareils.
Les « trous d’air » n’existent pas
Il n’y a pas de vide dans le ciel. Quand on a l’impression que l’avion « tombe », il ne varie en réalité que de quelques mètres. La sensation est amplifiée parce que nous ne voyons pas de repère extérieur et que notre oreille interne est très sensible aux petits mouvements verticaux.
Un avion est conçu pour bien plus
Les avions de ligne sont certifiés pour supporter des efforts très supérieurs à ceux rencontrés, même dans de fortes turbulences, avec d’importantes marges de sécurité. Les ailes sont faites pour fléchir : c’est un signe de souplesse, pas de faiblesse.
Que font les pilotes ?
Les turbulences sont rarement une surprise. Les équipages consultent les prévisions avant le vol, échangent des informations avec les autres avions et les contrôleurs, et disposent d’un radar météo. Quand c’est agité, ils ajustent la vitesse, changent parfois d’altitude et allument la consigne « attachez vos ceintures ». La seule vraie précaution pour les passagers : garder la ceinture attachée dès qu’on est assis.
Le vivre pour le comprendre
Pendant notre stage peur de l’avion, après environ trois heures d’échange, vous prenez place dans un simulateur professionnel. Si vous le souhaitez, et seulement si vous le souhaitez, l’instructeur vous fait vivre des turbulences progressives et vous montre comment l’équipage les gère. Beaucoup de stagiaires disent que c’est ce moment qui a tout changé.
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La rédaction Dream Flight


